CHASSEUR D'IMAGES Juillet-Septembre 2018

Le défi du mois : MONUMENTS REVISITES

Face à un monument connu, le photographe peut adopter deux attitudes : respecter les convenances et les règles de la prise de vue, quitte à produire un cliché vu mille fois, ou bien chercher à produire  une image originale.

C'est à cette dernière option que nous allons nous intéresser en explorant quelques pistes possibles pour essayer de "voir autrement".

Photos primées (dans le cadre du défi "Monuments revisités" et publiées dans le numéro 405 de CHASSEUR D'IMAGES

Cette série sur les plus célèbres monuments de Paris représente environ 1 an de travail. La quasi totalité de ces images a été prise très tôt le matin de manière à n'avoir personne dans ces lieux emblématiques de Paris mais aussi et surtout de bénéficier d'une lumière extraordinaire au lever du jour ou pour certaines d'entre elles au coucher du soleil. Un travail de retouche dans Lightroom a également été effectué sur ces photos. Il consiste à densifier le rendu du ciel pour faire ressortir un peu plus les monuments. De plus, pour les formats panoramiques de cette série j'ai assemblé entre 10 et 15 photos à chaque fois avec le logiciel Lightroom.

CHASSEUR D'IMAGES Mai 2018

Le défi du mois : LE SPORT D’ÉQUIPE

A nous les sports d'équipe

Alors que la coupe du monde bat son plein, voici un nouveau Défi qui devrait attirer de nombreux lecteurs, car il permet de conjurer deux passions : celle du sport et celle de la photographie.

Voilà un sujet riche en émotions, source illimitée d'images originales et d'une approche facile : la moindre petite commune a son stade et à défaut d'y rencontrer des stars du ballon, on peut déjà s'y former et découvrir, oeil au viseur, les petits pièges à contourner avant d'aborder des manifestations plus importantes. Sans carte de presse, sans chasuble, sans laissez-passer...mais avec un bon télé et un oeil aiguisé.

Photos primées (dans le cadre du concours "Sports collectifs" et publiée dans le numéro 404 – Mai 2018 de CHASSEUR D'IMAGES

Mon épouse et moi-même sommes responsables (à titre bénévole) d’un club de basket professionnel évoluant au 3ème niveau national, elle en tant que présidente et moi en tant que responsable communication et à ce titre photographe (autodidacte) du club. Je suis ancien basketteur et ai fait partie un temps de cette équipe. Je prends donc régulièrement l’équipe en photos durant les matchs pour alimenter notre compte facebook.

Ma démarche consiste à essayer de sortir un peu des photos traditionnelles de basket en me focalisant aussi sur les portraits et expressions des joueurs, supporters et des coaches.

La conversion en noir et blanc (qui apporte un coté plus graphique) se fait à l’aide de lightroom avec mes propres presets.

 
 

CHASSEUR D'IMAGES Mars 2018

Le défi du mois : COULEURS

La réussite d'une image est liée à une foule de paramètres : choix de l'instant, de la composition, de la mise au point et de l'exposition, équilibre subtil du diaphragme et du temps de pose afin de bien gérer la profondeur de champ ou mieux restituer un mouvement...OK ! Mais la couleur ? A l'époque de la diapositive et du passage obligé par le labo, joueur avec la couleur obligerait à travailler les lumières ou à utiliser moult filtres.

Cela reste vrai en numérique, mais les outils dont nous disposons désormais permettent d'intervenir après la prise  de vue et d'accéder ainsi à une palette infinie d'effets et de personnalisations.

Une excellente occasion de pousser, atténuer ou transformer les couleurs pour augmenter l'impact de nos images!

Photo primée (dans le cadre du concours "Couleurs" et publiée dans le numéro 401 – Mars 2018 de CHASSEUR D'IMAGES

Canon EOS 7D Mark II, objectif EF24-70mm f/2.8L USM  1/250s f/7.1 6 24 mm à 250 iso l'appareil est posé sur trépied.

Cette photo a été prise sur un escalier en plein Times Square. J'ai attendu qu'un certain nombres de taxis viennent remplir mon cadre pour faire écho au M jaune de McDonalds. En photographie la patiente a parfois du bon.

 

CHASSEUR D'IMAGES

Numéro 386 – Aout-Septembre 2016

Le défi du mois : VU D'EN HAUT

En lançant le nouveau Défi de la Rédac, sur le thème "Vu d'en haut", nous avions insisté sur le fait que nous n'attendions pas des exploits techniques ni des photos aériennes, mais des images représentant des sujets de tous les jours, vus sous un angle inhabituel. L'appel a été entendu et nos lecteurs ont rivalisé d'imagination à un point tel qu'il nous a fallu tripler la pagination initiale de ce dossier pour ne pas vous priver de créations originales qui devraient titiller le déclencheur de pas mal d'entre vous.

Photographier d'en haut ou de dessus, c'est d'abord savoir regarder le monde sous un angle inhabituel pour détecter, voire construire, les clichés qui justifient cette démarche. En temps normal, un photographe s'approche ou s'éloigne du sujet, vise légèrement vers le haut ou vers le bas, mais toujours depuis sa propre hauteur; ses photos sont donc conformes à la vision quotidienne de son environnement et présentent sensiblement la même "géométrie". Poser un genou à terre pour amener son regard et son objectif à la même hauteur qu'un enfant ou un animal n'est pas une démarche courante chez les amateurs, alors que ce simple geste suffirait à dynamiser bien des images. De la même manière, prendre de la hauteur permet d'augmenter la profondeur de la scène, les éléments lointains n'étant plus masqués par le premier plan, mais aussi selon le cas, de modifier la perception habituelle du sujet.

L'angle et la distance

Photographier d'en haut ne donnera pas les mêmes images que photographier de dessus, car il ne faut pas confondre angle et distance, les deux pouvant d'ailleurs être combinés.

Depuis un pont ou la terrasse d'un immeuble, on dispose d'un point plus élevé que le sujet, mais on reste sur un cadrage oblique qui préserve la vision naturelle de la scène. Les règles habituelles de la prise de vue s'appliquent : il faudra composer avec la lumière, faire face à un éventuel contre-jour et choisir le moment de la journée ou le jeu des ombres restituera le mieux le relief du sujet. Si on utilise un téléobjectif, ce qui est probable, on devra encore contrôler la profondeur de champ et adopter la valeur de diaphragme permettant un bon étagement de la zone de netteté. Une position haute autorise aussi un cadrage à la verticale : cette fois, l'objectif plonge vers le bas, on est à la verticale du sujet ou presque et tout change ! Le piéton vu de dessus n'est plus qu'un point sur le passage clouté, les bras du delta ressemblent à la ramure d'un arbre, les immeubles sont aplatis : leurs façades ont disparu et ils révèlent maintenant toits et cours intérieures. On photographie d'en haut ou de dessus à des fin artistiques ou documentaires. Dans le premier cas, les éventuelles déformations sont tolérées, sinon souhaitées, provoquées et accentuées; dans le second cas, la prise de vue s'apparente au relevé topologique et on veillera au respect des perspectives de ce dossier, nous avons choisi de privilégier l'aspect créatif. Afin d'en faire une mine d'idées pour de nouvelles images, forcément différentes.

Dossier réalisé par Guy-Michel Cogné

Photo primée (dans le cadre du concours "Vu d'en haut" et publiée dans le numéro 386 – Aout-Septembre 2016 de CHASSEUR D'IMAGES

Canon EOS 7D Mark II, objectif EF70-200mm f/2.8L IS II USM 6 s f/16 75 mm à 100 iso l'appareil est posé sur trépied.

Cette photo a été prise sur le toit de la Tour Montparnasse. Il a fallut être patient et attendre ce rai de lumière qui c'est "gentiment" présenté avant la tombée de la nuit. On est souvent récompensé lorsque l'on attend la bonne lumière.

 

CHASSEUR D'IMAGES

Numéro 422 – Juin 2020

Le défi du mois : AU PRES DE MON ARBRE

Dans le creux des forets, sur les trottoirs des villes ou plantés au milieu des champs, les arbres font partie de notre paysage. Ils nous ont devancés sur Terre et, pour certains, nous survivront. Leur seule présence nous rappelle que le temps est un matériau souple qui n'a pas le même goût pour toutes les espèces. De quoi inspirer le respect. C'est ce même sentiment qui doit animer le photographe lorsqu'il aborde ce sujet banal mais riche de possibilités, dont l'approche peut être chromatique, paysagère voire symbolique.

Les lectrices et lecteurs de Chasseur d'Images l'ont bien compris.

Bois et forêts

Sur le plan photographique, la forêt peut être envisagée comme un ensemble compact ou, au contraire, comme une somme d'individus particuliers. Une vision d'ensemble s'appuie souvent sur des effets de lumière (percée du soleil à travers les branches par exemple) ou sur les variations de teintes que peuvent offrir les feuillages. Une étendue uniformément verte dans laquelle rien de particulier ne se détache peinera à produire une photo intéressante... le défi n'en est que plus beau !

L'approche est plus simple quand il s'agit de se focaliser sur un arbre précis, des branches, une souche, un photographe ait correctement travaillé, le spectateur saisit immédiatement la hiérarchie en jeu dans l'image, ce qui est principal et ce qui est accessoire.

L’œil circule et ne se lassa pas.

L'une des difficultés techniques consiste à choisir le bon diaphragme. S'il est trop ouvert, la faible profondeur de champs gommera l'environnement et l'on aura non plus forêt mais un fond vert indéfini. A l'inverse, un diaphragme trop fermé étend la profondeur de champ et donne du détail à tous les éléments de sa scène.

Il devient alors difficile de distinguer les différents plans. Il n'y a pas de règle absolue. En fonction du sujet ou de l'éclairage par exemple, ce qui convient dans un cas, n'ira pas dans un autre. Une seule solution : la pratique.

Dans les forêts épaisses, il fait sombre même par très beau temps. Un pied peut alors se révéler bien utile.

Photo primée (dans le cadre du concours "Au près de mon arbre" et publiée dans le numéro 422 – Juin 2020 de CHASSEUR D'IMAGES

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